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Le Corpus LBC Français

Annick Farina (Università di Firenze), Lorella Sini (Università di Pisa)

Introduction

Comme cela a déjà été dit dans la présentation générale de cet ouvrage, notre corpus LBC français a été conçu à partir du projet interuniversitaire Lessico dei Beni Culturali dans l’objectif de créer des dictionnaires monolingues et bilingues reliés entre eux par des liens hypertextuels. Ces dictionnaires, tout comme les corpus qui les alimentent, comprennent plusieurs langues : allemand, anglais, chinois, espagnol, français, italien, portugais, russe[1]. Ils devraient permettre aussi bien à un public spécialisé qu’à un public plus large d’effectuer des recherches, à la fois qualitatives et quantitatives, concernant le patrimoine artistique de la ville de Florence et de la Toscane et, au-delà, dans un second temps, du patrimoine artistique italien. Nos outils - en particulier les corpus - devraient en effet contribuer à aiguiller les rédacteurs de guides ou ceux des légendes qui accompagnent les expositions, les commentateurs ou les traducteurs dans leurs choix linguistiques. Il leur permettra d’accéder aisément à une banque de données pouvant leur fournir des informations fiables comme par exemple des équivalents attestés de certains concepts, en particulier ceux relatifs aux techniques artistiques et aux matériaux, ou les renseigner sur la fréquence de certaines collocations ou co-occurrences particulières.

Pour notre corpus français, nous avons recueilli selon les mêmes critères que pour les autres langues, un certain nombre de documents caractérisés par une typologie variée, et rédigés sur un arc temporel étendu, depuis les célèbres écrits sur la Renaissance et le Rinascimento jusqu’à l’époque moderne et contemporaine. Ceci devrait faciliter, entre autres, des études de sémantique comparative inter- et intra-linguistique aussi bien en diachronie qu’en synchronie.

L’équipe française a ceci de particulier qu’elle a été en quelque sorte pionnière dans le développement du projet, bénéficiant de beaucoup de ressources dès le départ, grâce à la contribution de nombreux chercheurs et étudiants-stagiaires, qui ont collaboré à ce projet depuis 2013. Ce corpus - qui provient d’une approche ‘corpus-driven’ et non ‘corpus-based’ (Biber 2012) - a de fait représenté un terrain d’essai pour le projet, qui a servi inductivement de base de travail pour les autres langues, permettant de mettre en évidence les difficultés de gestion des sources et de création des métadonnées. Il intègre certains éléments destinés à tester différents aspects (principalement le bien-fondé de nos catégories lexicographiques), que nous souhaiterions développer dans les prochaines années pour l’ensemble de nos corpus. Ainsi, le corpus français contient des échantillons de textes différents de ceux que l’on retrouve dans les autres langues, à la fois au niveau de la typologie textuelle (correspondances d’artistes, par exemple mais aussi sites internet destinés aux touristes) que du point de vue de l’extension de notre principal objet d’observation - qui a jusqu’à présent guidé nos choix - puisque nous avons commencé à intégrer au patrimoine artistique toscan le patrimoine artistique matériel et immatériel italien.

Pensé comme un ‘laboratoire didactique’ (Farina 2016), le projet a donné lieu à de nombreux mémoires et stages d’étudiants. Des mini-corpus ont été créés dans ce cadre qui ont été rassemblés à l’intérieur du corpus principal et qui continueront de l’être dans les prochains mois et années[2]. De même, les chercheurs membres du groupe ont travaillé sur certains auteurs ou thèmes reliés à notre projet et ont transcrit pour ce faire un certain nombre de textes dont notre corpus a pu bénéficier. Nous pouvons citer par exemple le travail de Rosa Cetro (Université de Pise) sur A. Félibien, celui de Nicole Maroger (Université de Florence) concernant le Palio de Sienne, le projet de recherche actuellement développé par Valeria Zotti (Université de Bologne) sur les récits de voyageurs français et francophones à Bologne et celui de Dominique Garand (Université du Québec à Montréal) qui collabore actuellement au projet pour rassembler des textes sur l’Italie d’auteurs québécois. Pour ce qui concerne les rédactrices de cet article, elles ont recueilli et transcrit la plupart des documents présents aujourd’hui dans le corpus, survolant les auteurs d’une époque à l’autre au gré de leurs découvertes[3].

Notre travail doit beaucoup également aux collaborations inter-universitaires franco-italiennes comme celles que nous avons pu avoir avec le Laboratoire d’Informatique de l’Université de Tours, le Laboratoire UMR 5206 Triangle du CNRS, le groupe LiCoRN de l’Université de Bretagne Sud, des laboratoires qui ont aiguillé notre méthodologie tant pour la constitution du corpus que pour ses futures utilisations lexicographiques.

1. Contenu du corpus

La recherche de sources s’est tout d’abord effectuée sur la base de bibliographies existantes sur les récits de voyage en Italie[4] et les ouvrages de référence, relatifs à l’histoire de l’art italien et de la Renaissance en particulier. Les premiers textes intégrés à la base ont été des classiques facilement accessibles en ligne et appartenant au domaine public. En particulier, nous avons tiré une partie consistante de notre corpus dans les ressources disponibles des bibliothèques numériques Gallica, par exemple la traduction de C. Weiss des Vies de G. Vasari publiée en 1900, et la bibliothèque numérique archive.org, par exemple l’ouvrage Des principes de l’architecture, de la sculpture, de la peinture... de A. Félibien (1676), tous les deux encore en cours de transcription dans des fichiers d’édition[5]. Nous avons aussi utilisé des ouvrages présents sur Wikisource, que nous avons d’ailleurs souvent contribué à transcrire en ligne, comme les textes d’A. Dumas La villa Palmieri (1843) ou Une Année à Florence (1841).

Ceci explique que notre corpus est principalement littéraire (près de 60% du corpus). Il contient en effet tant des récits de voyage des écrivains du Grand Tour et de ceux qui ont suivi leurs traces plus tard jusqu’au début du XXe siècle, que des œuvres de fiction ayant Florence ou l’Italie comme toile de fond, sans oublier des écrits critiques ou ‘amoureux’ sur l’art ou la culture italienne. On sait que l’une des destinations privilégiées de ces auteurs, surtout durant la période romantique, était la ville de Florence et la Toscane, ce qui n’était pas toujours le cas des voyageurs européens qui leur ont souvent préféré Rome, Venise ou Naples. Nul ne s’étonnera donc que la plus grande partie de nos textes soit puisée dans la littérature de voyage du XIXe et de la première moitié du XXe siècle. Les nombreuses traductions qui figurent dans notre corpus, également relatives à cette même époque, confirment l'attrait particulier des érudits français pour le patrimoine artistique italien.

Cet attrait préfigure la prédilection d’aujourd’hui pour le tourisme culturel en Italie. Même si cela représente, pour le moment, une moindre proportion dans notre corpus, des textes plus récents et plus contemporains ont été incorporés au fur et à mesure de l’avancée de nos recherches, car le voyage en Italie demeure un topos bien vivant dans notre littérature. Il a suscité dans le temps et continue de susciter de nombreuses publications qui vont du livre de cuisine au guide touristique, de la critique d’art au dictionnaire des peintres en passant par la correspondance et l’article de journal. Ci-dessous la répartition des auteurs figurant dans notre corpus avec indication des tokens [6], par ordre décroissant :

Viollet Le Duc 853,133 Lafenestre, Georges 24,527 Revel, Adèle 4,588
Fernandez, Dominique 726,437 Perrot, George 20,886 Pommier, Édouard 4,443
SA 264,073 Allais, Gustave 19,221 Schmitz, Isabelle 4,016
Vasari, Giorgio 252,132 Goncourt, J. et E. 19,194 Dufay, Henri 3,832
Stendhal 218,313 Félibien, André 18,894 Grimaldi, Edouard-F. 3,594
Dumas, Alexandre 168,272 Brosses, Charles de 18,316 Musset, Paul de 3,584
Colet, Louise 135,166 Michel, Émile 17,289 Jaucourt, Chevalier de 3,548
France, Anatole 103,614 Gautier, Théophile 15,326 Bard, Joseph 3,266
Faure, Élie 84,716 La Sizeranne, R. de 15,195 Pasquin, Antoine-C. 3,028
Lang, Jack 73,914 Renan, Ernest 14,695 Powell, Véronique G. 2,612
Bazin, René 73,301 Le Routard 14,463 Favre le Bret, Robert 2,556
Taine, Hippolyte 58,962 Montaigne, Michel de 13,057 Erdan, Andrea 2,476
Auzias, Dominique 55,897 Fréville, Valentin 12,126 Taillasson, Jean-J. 2,106
Cellini, Benvenuto 50,742 Lescure, O. 11,584 Nobecourt, Jacques 1,947
Grandgeorge, Gaston 48,737 Palustre, Léon 10,414 Prieur, Jean 1,909
Klaczko, Julian 44,386 Giono, Jean 10,135 Bertheroy, Jean 1,809
Feuillet, Michel 42,624 Méry, Joseph 9,976 Mallarmé, Camille 1,593
Meyer, Eric 40,029 Staël-Holstein, G. 9,152 Colombari, Colonel F. 1,578
Moran, Robert 34,705 Libri, Guglielmo 8,796 Creuzé de Lesser, A. 1,564
Maurel, André 32,942 Delacroix, Eugène 7,174 Beaugrand, Honoré 1,416
Rosov, Gricha 32,613 Wyzewa, Théodore de 5,299 De la Borie, G. 1,155
De Navenne, Ferdinand 30,664 Mallet, George 5,137 Gaboury, Louise 907
Chateaubriand, François-R. 29,599 Camus, Albert 5,033 Artusi, Pellegrino 388
Figure 1 - Nombre de tokens pour chaque auteur présent dans le corpus en ordre décroissant

Le corpus LBC français comprend 3,164,995 mots, correspondant à 252 textes (livres, articles ou chapitres de livre) dont 129 textes en langue originale française et 123 textes traduits de l’italien vers le français [8] qui sont essentiellement des fragments pour permettre la future création de bases parallèles, selon les proportions suivantes divisées par siècle :

siècles Tokens dates de
rédaction
Tokens pourcentages
de tokens[9]
XVIe 13 057 1580 13 057 0,34%
XVIIe 18 894 1676 18 894 0,55%
XVIIIe 21 864 1739 18 316 0,63%
1751 3 548
XIXe 1 796 410 1801 1 564 52,17%
1807 11 258
1815 5 137
1817 212 493
1825 582
1827 29 599
1829 2 691
1830 7 174
1832 879
1841 4 953
1842 3 028
1843 122 326
1844 3 594
1849 14 695
1850 1 212
1853 13 808
1854 857 977
1855 19 194
1862 135 166
1863 4 588
1864 58 962
1865 15 326
1866 11 584
1867 247
1870 5 631
1878 20 886
1880 44 386
1888 141
1892 10 414
1894 176 915
XXe 554 153 1901 17 289 16,09%
1903 30 664
1905 5 299
1906 18 896
1907 48 737
1909 19 221
1910 15 195
1913 34 751
1923 84 716
1924 1 593
1934 1 909
1936 5 033
1938 2 556
1953 10 135
1969 1 947
1982 221 507
1994 34 705
XXIe 1 038 979 2002 249 289 30,17%
2007 2 612
2008 297 931
2012 113 943
2013 33 768
2015 907
2016 321 722
2017 18 473
Figure 2 - Distribution des tokens par année/siècle de publication

À partir de ce tableau, on comprend clairement que c’est la langue française des XIXe et XXIe siècles qui est la mieux représentée dans le corpus, périodes qui présentent une plus grande accessibilité des sources, les textes du XIXe étant désormais libres de droits et les textes contemporains du XXIe étant facilement accessibles en ligne. Il est cependant nécessaire de noter que toutes les catégories de textes insérés dans le corpus ne sont pas distribuées de manière homogène sur les différentes périodes attestées, comme nous le verrons ci-dessous (figure 4). Il s’agit là d’un aspect dont il faudra tenir compte lors de recherches ciblées sur des genres textuels (cfr. partie 2.)

Les textes ont été répartis selon quatre catégories ou genres : les textes de vulgarisation (DIV pour ‘divulgativo’), les dictionnaires (DIZ pour ‘dizionario’), les textes techniques destinés aux spécialistes (TEC pour ‘tecnico’), les textes littéraires (LET pour ‘letterario’), selon la répartition suivante :

Pourcentage
sur mots
corpus
Sous-catégorie Nombre
de documents
Nombre
de mots
Pourcentage sur
total mots corpus
DIV (vulgarisation) 10,92% BLG (blogs) 1 27 029 0,85%
RIV (revues et journaux) 8 41 940 1,32%
GUI (guides touristiques) 4 277 179 8,75%
DIZ (dictionnaire) 22,26% MON (monolingue) 7 704 622 22,26%
TEC (technique) 8,42% ARC (architecture) 13 24 290 0,76%
ART (arts en général) 67 243 398 7,65%
GAS (œno-gastronomie) 1 321 0,01%
LET (littéraire) 58,35% BIO (biographies) 124 733 487 23,17%
FIC (fiction) 10 524 493 16,57%
SAG (essais) 17 589 228 18,61%
Figure 3 - Distribution des documents selon les catégories (et sous-catégories) du corpus

1) Sous la classification [DIV], nous avons compté les textes de vulgarisation destinés au grand public, puisés essentiellement dans des documents récents, comme nous pouvons le constater sur le tableau ci-dessous (figure 4). Ces textes se répartissent en trois sous-catégories : 1 texte sous forme de blog participatif d’amateur de voyage conçu comme une nomenclature ([DIV_BLG], 8 textes (XXe et XXIe) tirés de revues spécialisées et de la presse généraliste [DIV_RIV], 4 guides touristiques dont 1 de 1829 et les autres postérieurs aux années 2000([DIV_GUI].

2) Les dictionnaires ([DIZ]) comptent 7 textes dont 2 du XVIIIe et 5 du XIXe. Cette catégorie a été construite dans l’objectif d’établir une base de travail pour la composition de futurs dictionnaires monolingues spécialisés comprenant aussi bien des définitions que des citations et des références sourcées. Comme nous pouvons le constater, cette catégorie est constituée quasi exclusivement du Dictionnaire raisonné de l’architecture française de Viollet-le-Duc (par ailleurs non entièrement reporté dans notre base qui comprend 5 tomes sur 11). Ce texte important et incontournable pour la culture artistique française, occupant quasiment un quart de nos données, peut paraître surdimensionné au regard des autres textes recueillis et des autres langues qui n’ont pas bénéficié d’une ressource documentaire similaire. C’est pourquoi nous avons introduit la possibilité d’exclure des recherches ce sous-corpus afin d’éviter de biaiser les résultats. En outre, 2 articles de l’Encyclopédie : l’article « Florence » et l’article « École florentine » y ont été adjoints ;

3) Certains textes destinés à un public spécialisé dans l’étude des arts, ont été classés comme ‘techniques’ ([TEC]). Ils sont composés de 81 documents, subdivisés en trois catégories ou sous-corpus : des textes techniques spécialisés dans l’architecture ([TEC_ARC]) ; des textes relatifs aux autres techniques artistiques, telles que la sculpture ou la peinture ([TEC_ART]) et enfin des textes concernant le domaine de l’œno-gastronomie ([TEC_GAS]), une spécialité dont nous supposons qu’elle tiendra un rôle important dans la constitution du patrimoine gastronomique italien. Les célèbres œuvres de Artusi ont été recueillies à cet effet.

4) Des textes littéraires ([LET]) : ont été classés sous cette typologie les œuvres ayant l’Italie et plus particulièrement la Toscane et la ville de Florence en toile de fond. Il s’agit de 151 documents qui constituent plus de la moitié de notre corpus. Cette catégorie a été subdivisée en trois sous-corpus :

a) Les œuvres ayant un caractère biographique ([LET_BIO] : 23% du corpus). La majorité est constituée par les récits de voyages en Italie des grands écrivains du XIXe : du Voyage en Italie de Chateaubriand (1827), à l’Italie des Voyages d’Ernest Renan (1849), en passant par Une année à Florence de Dumas (1841). De même, nous avons intégré les traductions en français de la vie de Benvenuto Cellini par lui-même (pour le moment, les livres I et II, traduction de 1847 de Léopold Leclanché). Nous disposons déjà de la plupart des lettres de Michel-Ange (traduction de Boyer d’Agen datant de 1911) mais nous n’avons pas encore décidé de leur future classification et en particulier de la possibilité d’intégrer des fragments d’un même ouvrage dans des catégories différentes avant de les rendre disponibles dans le corpus (cfr. conclusion). Nous souhaiterions, dans un avenir proche, ajouter des traductions des carnets de Léonard de Vinci, en commençant par son Traité de la peinture et des fragments de l’Histoire de Florence de Machiavel sur lesquelles nous travaillons actuellement.

b) Les œuvres relevant de la fiction ([LETT_FIC] : 16,5% du corpus) : une grande partie de ce sous-corpus est constitué d’œuvres du XIXe dont le célèbre récit de Madame de Staël , Corinne ou l’Italie (1807), en particulier Le séjour à Florence du livre XVIII.

c) Les essais ([LETT_SAG] : 18,6% du corpus) sont constitués de 17 textes répartis sur un peu plus de deux siècles, du XVIIIe jusqu’à nos jours. Il s’agit, entre autres, de l’Histoire de la peinture en Italie de Stendhal (1817), de certains articles parus dans la Revue des deux mondes (1832, 1878, 1901, 1905, 1906). Nous avons également numérisé puis océrisé le Que-sais-je sur l’Art italien (Michel Feuillet, 2008) mais aussi des Dictionnaires amoureux de l’Italie de Dominique Fernandez (1997 et 2008). Cette sous-catégorie est plus délicate à circonscrire que les autres car le pacte de lecture a pu changer au fil des siècles. En effet, ce qui était destiné à un public de spécialistes des arts et des techniques artistiques au XIXe siècle, s’avère être aujourd’hui un témoignage littéraire légué par d’illustres critiques d’art de l’époque.

DIV (vulgarisation) DIZ (dictionnaire) TEC (technique) LET (littéraire)
XVIe 0 0 0 0,9%
XVIIe 0 0 80% 0
XVIIIe 0 28,6% 0 3,6%
XIXe 8,3% 71,4% 13,3% 61,6%
XXe 16,7% 0 6,7% 28,6%
XXIe 75% 0 0 5,3%
Figure 4 - Pourcentage de documents de chaque catégorie selon les siècles.

2. Exemple de recherches à l’intérieur du corpus

Grâce à la participation active d’un informaticien à notre projet (Riccardo Billero) qui a obtenu des contrats de recherche postdoctoraux, nous avons pu mettre au point tant un modèle de gestion des sources qu’un formulaire de recherche ad hoc[11] à l’intérieur des corpus. Nous illustrerons ici quelques exemples de recherches à l’intérieur du corpus avec différents filtres et options[12].

Dans le cadre d’une comparaison entre le corpus français et allemand (Farina, Flinz 2020), nous avons entrepris une recherche sur les différentes dénominations du principal monument de Florence, la cathédrale Santa Maria del Fiore, dans les deux langues selon les types de textes et leur époque de rédaction. Pour vérifier le nombre d’occurrences de la dénomination Sainte-Marie-des-Fleurs et les contextes dans lesquels on la trouve, nous avons d’abord fait la recherche dans les seuls textes ‘en langue originale’ et dans le sous-corpus des textes appartenant à la catégorie ‘Littéraire’ en utilisant le formulaire de recherche disponible sous ‘Search’/ ‘Text types’ (fig. 5) :

Recherche de concordances contenant Sainte-Marie-des-Fleurs dans les textes en langue originale de la catégorie Littéraire.
Figure 5 – Recherche de concordances contenant Sainte-Marie-des-Fleurs dans les textes en langue originale de la catégorie ‘Littéraire’.
Les onze occurrences de Sainte-Marie-des-Fleurs dans les sources littéraires du corpus.
Figure 6 – Les onze occurrences de Sainte-Marie-des-Fleurs dans les sources littéraires du corpus.

Cette recherche, comparée à celles de la même forme dans les autres catégories textuelles, puis des autres formes (Santa Maria Novella, Dôme et Duomo) dans les différentes catégories nous a permis de remarquer que, alors que le nom français du monument Sainte-Marie-des-Fleurs n’est jamais utilisé dans nos textes de divulgation (dans les guides touristiques) ni ne se trouve dans les textes en traduction, il apparaît dans une bonne proportion par rapport aux autres noms dans les ouvrages littéraires. Un croisement de ces données avec les datations des occurrences (visualisation des dates de rédaction obtenue en indiquant l’option d’affichage des dates de rédaction en sélectionnant les « Options d’affichage du détail des lignes » disponibles en cliquant sur l’icône d’information à côté de l’information bibliographique de n’importe quelle référence, comme montré dans les figures 7 et 8) nous a permis de mieux comprendre la distribution des choix de dénomination du monument.

Modification des options d’affichage du détail des lignes.
Figure 7 – Modification des options d’affichage du détail des lignes.
Sélection de l’affichage de la date seulement dans les options d’affichage du détail des lignes.
Figure 8 – Sélection de l’affichage de la date seulement dans les options d’affichage du détail des lignes.
Visualisation des occurrences de Santa Maria del Fiore dans la catégorie Littéraire du corpus, classées par date de rédaction (classement en cliquant en haut à gauche sur ‘Détails’).
Figure 9 - Visualisation des occurrences de Santa Maria del Fiore dans la catégorie ‘Littéraire’ du corpus, classées par date de rédaction (classement en cliquant en haut à gauche sur ‘Détails’).

De fait, 90% des occurrences de Sainte-Marie-des-Fleurs sont du XIXe siècle et près de 80% de Santa Maria del Fiore sont des XXe et XXIe siècles. Si la différence de genres textuels nous a ainsi semblé un élément pertinent pour expliquer les différences de désignation. La désignation en langue originale italienne se manifeste en particulier dans une plus grande fréquence dans les guides touristiques qui optent pour le maintien de la forme originale des noms propres en général, et qui se retrouve aussi dans les textes en traduction. Cependant, la période de rédaction des documents n’en reste pas moins importante. La datation des occurrences nous permet ainsi de pallier le manque d’homogénéité dans les proportions données à chaque période historique dans les différentes catégories textuelles de notre corpus que nous avons déjà illustrées dans la partie 1.

Une autre option extrêmement utile pour nos recherches lexicographiques est celle qui nous permet d’obtenir des informations sur les collocations et co-occurrences sur les différents mots présents dans le corpus. Il est possible de faire cette recherche de deux manières différentes :

a) En utilisant l’option ‘Collocation’ du logiciel qui permet d’obtenir une liste des formes présentes à une distance à définir dans le menu de recherche de X mots (en cliquant sur l’icone présent dans le menu en haut à droite de l’écran). Par exemple dans la figure 10, une recherche des mots que l’on trouve à une distance de un ou deux mots de arc sur la droite :

Recherche d’une liste de mots à distance de 1 ou 2 mots à droite du lemme arc dans le menu ‘Collocation’.
Figure 10 – Recherche d’une liste de mots à distance de 1 ou 2 mots à droite du lemme arc dans le menu ‘Collocation’.
Résultat de la recherche de la figure 10 : liste de mots à distance de 1 ou 2 mots du lemme arc
Figure 11 – Résultat de la recherche de la figure 10 : liste de mots à distance de 1 ou 2 mots du lemmearc.

Cette recherche nous permet d’obtenir tant les collocations ayant une structure en arc + adjectif ou nom, que celles qui ont une structure arc + préposition + nom : arc ogive, arcs doubleaux, arc formeret, etc. et arc en ogive, arc en tiers-point, arc de voûte, etc.

b) Lorsque l’on fait une recherche de concordances sur un mot, en utilisant l’option d’affichage ‘Trier’ de visualisation ‘Sort/Left’ ou ‘Sort/Right’, en triant par exemple sur la droite comme sur la figure 12, on peut aussi observer les différentes collocations en se déplaçant dans les différentes pages de résultats, comme présenté sur la figure 13 (toujours dans le cadre d’une recherche de collocations avec le mot arc).

Recherche de résultats à l’aide de l’option ‘Trier’ sur les collocations contenant le mot arc (ordonnées selon le contexte à gauche du mot).
Figure 12 – Recherche de résultats à l’aide de l’option ‘Trier’ sur les collocations contenant le mot arc (ordonnées selon le contexte à gauche du mot).
Résultat de la recherche de concordances contenant le mot arc, avec classement par ordre alphabétique sur le mot qui suit arc.
Figure 13 – Résultat de la recherche de concordances contenant le mot arc, avec classement par ordre alphabétique sur le mot qui suit arc.

Conclusion : Analyse critique et développements futurs

La recherche d’un équilibre formel et d’une homogénéisation des données entre autant de langues différentes est une gageure. Ainsi le choix des textes traduits a dû s’opérer en concertation avec les autres équipes des autres langues. C’est à partir des textes italiens et d’une bibliographie de référence que celles-ci ont procédé à une recherche des traductions des œuvres préalablement répertoriées. Ainsi se sont imposées, pour les textes français, les traductions de Stendhal et de Taine vers les autres langues, pour les textes allemands de Bukhardt et de Goethe, de Ruskin pour l’anglais, etc. Mais ce sont surtout les nombreuses traductions de l’italien Giorgio Vasari (le Vite de’ più eccellenti pittori, scultori, architettori, 1550) vers les différentes langues qui vont permettre de construire une base de données parallèles essentielle à partir de nos différents corpus (cfr. Zotti 2017). Pour le français, il s’agit pour le moment de 65 vies parmi Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes, selon les traductions de L. Leclanché et de C. Weiss, que nous pourrons aussi comparer à celles de A. Chastel. Ces textes, qui ont donné lieu à des traductions et re-traductions de la part de spécialistes d’histoire de l’art dans les différentes langues, ne manqueront pas de constituer un outil précieux pour le recueil des équivalents appartenant à un vocabulaire spécialisé en histoire de l’art. Elles constituent également une documentation riche d’enseignements sur les stratégies traductives adoptées et leur évolution dans le temps (cfr. Ballestracci 2018).

L’observation des textes en traductions que nous souhaitions intégrer à notre corpus a également permis d’identifier certaines approximations qui remettaient en question leur fiabilité. Si nous avons, en effet, considéré les textes traduits comme ayant une valeur et un intérêt comparable aux textes-sources (Frawley 1984), certains types de textes pertinents pour notre recherche (sites internet, guides touristiques) nécessitaient un contrôle de fiabilité linguistique avant d'être intégrés à plein titre dans le corpus. Aussi avons-nous effectué une nécessaire et préalable sélection méthodique, un véritable ‘contrôle de qualité’, tout au moins dans la mise en place d’une première version publiée du corpus français. Ce dernier a consisté en une comparaison d’un premier sous-corpus des traductions avec le corpus en ‘langue naturelle’, nous permettant de mettre en évidence des anomalies au niveau des statistiques des occurrences comparées et d’éliminer certains textes (Farina, Billero 2019).

Le fait que, contrairement aux autres langues, le corpus français contienne une part importante de données sous forme de dictionnaires (alors que la catégorie [DIZ] est encore absente dans les autres langues), ne devrait pas surprendre le public dans la mesure où leur présence reflète une tradition académique nationale dont nous avons tiré avantage. Nous avons également envisagé l’introduction de dictionnaires bilingues lors de la création de corpus parallèles, qui pourraient nous aider dans la recherche d’équivalents traductifs.

Comme nous l’avons dit, notre objectif de départ était de réunir une typologie textuelle étendue aussi bien en synchronie qu’en diachronie. Cette importante variété de typologie qui embrasse plusieurs siècles a impliqué certaines hésitations concernant le classement des sous-corpus. Faut-il distinguer les textes techniques appartenant au domaine de l’architecture, des textes techniques artistiques ? En particulier le dictionnaire déjà mentionné de Viollet-le-Duc et celui de Félibien Des principes de l’architecture, de la sculpture, de la peinture, (1676) - ce dernier étant en cours de « nettoyage » -, pourraient plutôt être classés dans la sous-catégorie [TEC_ART] ou [DIZ_TEC] (et non pas en [DIZ_MON] pour le premier et en [TEC_ARC]) pour le second), c’est-à-dire dans la catégorie des textes de spécialités relevant du domaine artistique en général et/ou qui ont une forme de dictionnaire. Ceci nous conduira sans doute prochainement à fusionner certains sous-corpus.

En outre, le pacte de lecture change en fonction de l’évolution des arts et des techniques et en fonction des moyens de communication ou du médium utilisé. Les textes de Vasari étaient à l’origine des textes destinés aux spécialistes de l’époque et leur diffusion en Europe a permis aussi le développement d’un lexique artistique spécialisé dans toutes les langues et en particulier dans un français de spécialité qui s’est constitué à partir de l’italien depuis le XVIe siècle pour se poursuivre au cours des siècles suivants. Aujourd’hui, ils sont parfois plutôt considérés comme des recueils d’anecdotes sur les artistes et leurs œuvres. De même, les guides touristiques du XIXe siècle seraient plutôt à classer aujourd’hui, par leur qualité littéraire, comme des récits de voyage.

Par ailleurs, la limite que nous nous étions imposée de prendre en considération prioritairement la ville de Florence et la Toscane, évolue vers un dépassement de celle-ci afin d’intégrer d’autres villes italiennes qui ont suscité l’intérêt des voyageurs étrangers au cours des siècles. Nous avons ainsi commencé à introduire des œuvres, des chapitres ou des fragments relatifs à d’autres villes, en particulier chez Edmond et Jules de Goncourt (L’Italie d’hier, 1855), Venise, Parme, Modène, Bologne, Vérone etc. Cet élargissement nous a permis de tester la possibilité d’une recherche par ville ou région.

Toutes ces remarques illustrent la particularité des corpus que nous publions aujourd’hui, que nous estimons être un premier résultat important après un parcours de recherches que le groupe LBC effectue déjà depuis près d’une décennie et qui porte l’empreinte du Work in progress. Il est évident que des ajouts et des ajustements les transformeront dans les prochaines années au vu de la complexité de notre travail en équipes différenciées par langue. La variété des utilisations que nous en ferons entraînera des modifications qui seront mises à l’épreuve de nos recherches futures.

Bibliographie

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Sources du Corpus[13]

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  • “Lettre XXIV À M. De Quentin. Mémoire sur Florence”: 184-203.
  • “Lettre XXIII À M. De Blancey. Route de Bologne à Florence”: 204-210
  • “Lettre XXVI À M. De Blancey. Route de Florence à Livourne”: 210-217.
  • “Lettre XXV À M. De Neuilly. Suite du séjour à Florence”: 229-236.

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Colet, Louise (1862), L’Italie des Italiens, tome 2, E. Dentu, Paris:

  • « Chapitre II » : 13-26.
  • « Chapitre III » : 26-36.
  • « Chapitre IV » : 36-102.
  • « Chapitre V » : 102-136.
  • « Chapitre VI » : 136-144
  • « Chapitre VII » : 144-153.
  • « Chapitre VIII » : 153-189.
  • « Chapitre IX » : 190-213
  • « Chapitre X » : 213-246.
  • « Chapitre XI » : 246-255.
  • « Chapitre XII » : 255-267.
  • « Chapitre XIII » : 268-281.
  • « Chapitre XIV » : 282-292.

Colombari, Colonel F. (1854), « Fête du 16 août à Sienne », L’Illustration, Journal Universel, n° 602, vol. XXIV, 9 septembre 1854 : 1-2.

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De Navenne, Ferdinand (1903), Entre le Tibre et l’Arno, Paris, Plon :

  • « Aux sources de l’Arno et du Tibre » : 1-28
  • « À travers l’Apennin toscan » : 29-116.

Dufay, Henri [1853] (1854), « Florence » Souvenirs de vacances. Naples, Rome, Florence en 1853, Dubiez, Senlis : 52-63.

Dumas, Alexandre [1841] (1861), Une année à Florence, Michel Lévy, Paris:

  • « Florence » : 168-176
  • « La Pergola » : 177-186.
  • « Sainte-Marie-des-Fleurs » : 186-220.
  • « Le Palais Riccardi » : 220-235.
  • « Le Palais Vieux » : 235-258.
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  • « Livre I – Chap. I » : 1-8.
  • « Livre I – Chap. II » : 9.
  • « Livre I – Chap. III » : 9-13.
  • « Livre I – Chap. IV » : 14-17.
  • « Livre I – Chap. V » : 18-21.
  • « Livre I – Chap. VI » : 22-23
  • « Livre I – Chap. VII » : 26-28.
  • « Livre I – Chap. VIII » : 30-31.
  • « Livre I – Chap. IX » : 33-35.
  • « Livre I – Chap. X » : 37-39.
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  • « François d’Assise » : 158-160.
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  • « Laurent le Magnifique » : 197-199.
  • « Littérature » : 224-237.
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  • « Domodossola » : 1-3.
  • « Milan » : 5-11.
  • « Brescia » : 13-14.
  • « Vérone » : 15-18.
  • « Venise » : 19-50.
  • « Padoue » : 53.
  • « Mantoue » : 55-56.
  • « Parme » : 57-59.
  • « Modène » : 61-62.
  • « Bologne » : 63-70.
  • « Pistoja » : 71.
  • « Florence » : 73-155.

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  • « Chapitre I : Pise » : 1-29
  • « Chapitre II : Florence » : 30-177.
  • « Chapitre IV : Florence » : 242-248.
  • « Chapitre V – Sienne » : 249-285.
  • « Chapitre VI : le retour » : 286-289.

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Klaczko, Julian 1880, Causeries florentines : Dante et Michel-Ange. Béatrice et la poésie amoureuse, E. Plon et Cie, Paris :

  • « Dante et Michel-Ange » : 1-79.
  • « Béatrice et la poésie amoureuse » : 81-155.

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  • « I. La fenêtre entr’ouverte : Volterra » : 1-23.
  • « II. Les fiancés de Sainte Catherine : Sienne » : 24-56.
  • « III. Près du sang : Montepulciano » : 57-75.
  • « IV. La leçon sur la place : Pienza » : 76-89.
  • « V. La fenêtre ouverte : Chiusi » : 90-103.
  • « VI. La fenêtre refermée : Corneto » : 104-129.

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  • « Livourne : La vallée de l'Arno » : 17-23.
  • « Un dimanche à Florence - La villa Catalani - L'album d'une reine » : 22-34.
  • « Les exilés à Florence » : 35-37.
  • « L'Atelier de Bartolini » : 45- 56.
  • « Arrivée à Florence. Sur l'album de Madame Marini » : 127- 128.
  • « Florence. A mon ami Adolphe Sturler, peintre d'histoire » : 129- 137.

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Viollet Le Duc (1854-1868), Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, Bance éditeur, Paris :

  • Tome 1 : « Préface » V-XX.
  • Tome 1 : « abaque-aronde ».
  • Tome 2 : « arts-chapiteaux ».
  • Tome 3 : « charnier-console ».
  • Tome 4 : « construction-cyborium »
  • Tome 5 : « dais-fût ».

Wyzewa, Théodore de (1905), « À propos d’une nouvelle biographie de Giotto », Revue des Deux Mondes, 5e période, tome 29, Paris : 459-468.

Textes traduits de l’italien

Cellini, Benvenuto [1558] [trad. 1847] (1881), La vie de Benvenuto Cellini écrite par lui-même (traduction de Léopold Leclanché), A. Quantin imprimeur-éditeur, Paris, 188 :

  • « Livre I, I » : 3-4.
  • « Livre I, II » : 4-6.
  • « Livre I, III » : 7-10.
  • « Livre I, IV » : 10-11.
  • « Livre I, V » : 12-14.
  • « Livre I, VI » : 14-16.
  • « Livre I, VII » : 16-18.
  • « Livre I, VIII » : 18-19.
  • « Livre I, IX » : 19-23.
  • « Livre I, X » : 23-25.
  • « Livre I, XI » : 25-27.
  • « Livre I, XII » : 27-29.
  • « Livre I, XIII » : 30-34.
  • « Livre I, XIV » : 34-36.
  • « Livre I, XV » : 36-38.
  • « Livre I, XVI » : 38-40.
  • « Livre I, XVII » : 40-42.
  • « Livre I, XVIII » : 42-44.
  • « Livre I, XIX » : 44-48.
  • « Livre I, XX » : 48-50.
  • « Livre I, XXI » : 50-52.
  • « Livre I, XXII » : 52-53.
  • « Livre I, XXIII » : 54-56.
  • « Livre I, XXIV » : 57-61.
  • « Livre I, XXV » : 61-63.
  • « Livre I, XXVI » : 63-67.
  • « Livre I, XXVII » : 67-70.
  • « Livre I, XXVIII » : 70-72.
  • « Livre I, XXIX » : 72-76.
  • « Livre I, XXX » : 76-82.
  • « Livre I, XXXI » : 82-85.
  • « Livre I, XXXII » : 85-88.
  • « Livre I, XXXIII » : 89-94.
  • « Livre II,XXXIV » : 95-99.
  • « Livre II,XXXV » : 99-101.
  • « Livre II,XXXVI » : 101-104.
  • « Livre II,XXXVII » : 104-107.
  • « Livre II,XXXVIII » : 107-110.
  • « Livre II,XXXIX » : 110-112.
  • « Livre II,XL » : 112-116.
  • « Livre II, XLI » : 116-119.
  • « Livre II, XLII » : 119-121.
  • « Livre II, XLIII » : 121-124.
  • « Livre II, XLIV » : 125-128.
  • « Livre II, XLV » : 129-131.
  • « Livre II, XLVI » : 132-135.
  • « Livre II, XLVII » : 135-136.
  • « Livre II, XLVIII » : 137-138.
  • « Livre II, XLIX » : 139-141.
  • « Livre II, L » : 141-142.
  • « Livre II, LI » : 143-145.
  • « Livre II, LII » : 145-149.
  • « Livre II, LIII » : 149-151.
  • « Livre II, LIV » : 151-152.
  • « Livre II, LV » : 152-154.
  • « Livre II, LVI » : 154-157.
  • « Livre II, LVII » : 158-161.

Vasari, Giorgio [1568] (trad. 1900), Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs, et architectes (traduction de Weiss, Charles), Dorbon-Aine, 1900, Paris

  • « Alesso Baldovinetti » : 389-391.
  • « Andrea dal Castagno di Mugello et Domenico Viniziano » : 402-407.
  • « Antonio et Bernardo Rossellino » : 418-421.
  • « Antonio Filarete et Simone » : 364-367.
  • « Arnolfo di Lapo » : 130-138.
  • « Benozzo Gozzoli » : 413-416.
  • « Berna » : 224-226.
  • « Buonamico Buffalmacco » : 186-190.
  • « Cosimo Rosselli » : 437-439.
  • « Dello » : 277-279.
  • « Desiderio da Settignano » : 422-423.
  • « Don Bartolommeo, Abbé de San Clemente et Gherardo » : 439-443.
  • « Don Lorenzo Monaco » : 247-249.
  • « Donato » : 347-358.
  • « Fra Giovanni da Fiesole » : 375-381.
  • « Francesco di Giorgio et Lorenzo Vecchietto » : 416-418.
  • « Gentile da Fabriano et Vittore Pisanello de Vérone » :407-410.
  • « Gherardo Starnina » : 243-245.
  • « Giovanni Cimabue » : 123-129.
  • « Giuliano da Maiano » : 367-370.
  • « Jacopo della Quercia » : 267-274.
  • « Jacopo, Giovanni et Gentile Bellini » : 430-436.
  • « Leon-Batista Alberti » : 381-384.
  • « Lippo » : 245-246.
  • « Lorenzo Costa » : 427-430.
  • « Lorenzo di Bicci » : 251-256.
  • « Luca della Robbia » : 281-288.
  • « Margaritone » : 154-157.
  • « Masaccio » : 311-317.
  • « Mino da Fiesole » : 424-427.
  • « Niccola et Giovanni » : 138-149.
  • « Pesello et Francesco Peselli » : 411-412.
  • « Piero della Francesca » : 370-374.
  • « Pietro Cavallini » : 193-195.
  • « Pietro Laurati » : 179-181.
  • « Simone et Lippo Memmi » : 195-202.
  • « Spinello Aretino » : 235-243.
  • « Stefano et Ugolino » : 176-179.
  • « Taddeo Bartoli » : 249-251.
  • « Vellano de Padoue » : 391-393.

Vasari, Giorgio [1568] (trad. 1900), Vies des artistes (traduction à partir de L. Leclanché de C. Weiss), Grasset, Les Cahiers Rouges, Paris, 2007 .

  • « Andrea Pisano » : 38-42.
  • « Andrea Mantegna » : 161-167.
  • « Antonello da Messina » : 129-133.
  • « Antonio et Piero Pollaiolo »
  • « Cimabue » : 15-22.
  • « Domenico Ghirlandaio » : 134-147.
  • « Filippo Brunelleschi » : 75-109.
  • « Fra Filippo Lippi » :393-401.
  • « Fra Giovanni da Fiesole (Fra Angelico) » : 122-128.
  • « Ghiberti » : 50-66.
  • « Giorgione da Castelfranco » : 194-198.
  • « Giotto » : 23-37.
  • « Giovannantonio da Verzelli » : 122-128.
  • « Jules Romain » : 322-335.
  • « Le Rosso » : 122-128.
  • « Le Titien » : 439-459.
  • « Léonard de Vinci » : 178-193.
  • « Marc Antonio » : 295-321.
  • « Masaccio » : 67-74.
  • « Michel-Ange » : 346-438.
  • « Paolo Uccello » : 43-49.
  • « Pietro Perugino » : 168-177.
  • « Raphaël d’Urbin » : 220-254.
  • « Sandro Botticelli » : 155-160.

Vasari, Giorgio [1568] (trad. 2002), « Giotto », in Vies d'artistes : édition bilingue français-italien (traduction de Gérard Luciani), Gallimard, Paris, 2002 : 77-93.

Vasari, Giorgio [1568] (trad. 1839), « Giotto », in Vies des peintres, sculpteurs et architectes (traduction Léopold Leclanché), Jeanron, Philippe-Auguste, Paris, 1839-42 : 201-225.

Notes

[1] Les corpus chinois et portugais n’ayant pas encore atteint le million de mots que nous avions posé comme nécessaire pour la mise en ligne, ils ne seront publiés que dans une phase successive de notre projet.

[2] Plusieurs étudiantes de Valeria Zotti et d’Annick Farina ont travaillé par exemple sur les traductions de G. Vasari en français. Une étudiante suivie par Annick Farina pour le français et par Sabrina Ballestracci pour l’allemand a travaillé récemment à la comparaison des traductions de la correspondance de Michel-Ange dans ces deux langues et ses transcriptions seront bientôt intégrées. Nous avons aussi suivi plusieurs mémoires sur les textes de voyageurs français tant à Florence (A. Farina) qu’à Bologne (V. Zotti).

[3] Ces découvertes ont servi de base à la rédaction d’un ouvrage sur Florence et ses mots-clés à travers les auteurs qui l’ont décrite (Farina 2019).

[4] Citons en particulier la Bibliographie italico-française…(1886), la bibliographie du Grand Tour disponible sur le site de la Bibliothèque nationale de Florence, celle du site Centre de Recherche sur la littérature des voyages, le dossier thématique sur les Voyages en Italie du site Gallica de la Bibliothèque nationale de France et Castiglione Minischetti, Dotoli, Musnik (2002).

[5] Le site archive.org a l’avantage de donner accès à des ressources présentes dans plusieurs bibliothèques, nous avons ainsi pu choisir l’édition avec laquelle l’océrisation était la meilleure lorsque ce choix de ressources se présentait.

[6] Dans SketchEngine, qui est le logiciel utilisé pour notre corpus, les données statistiques sont données en nombre de ‘tokens’ et/ou de ‘mots’ selon les types de recherche. Un ‘token’ y est défini comme “the smallest unit that a corpus consists of. A token normally refers to: a word form: going, trees, Mary, twenty-five… / punctuation: comma, dot, question mark, quotes…/ digit: 50,000…/ abbreviations, product names: 3M, i600, XP, FB…anything else between spaces / There are two types of tokens: words and nonwords. Corpora contain more tokens than words. Spaces are not tokens. A text is divided into tokens by a tool called atokenizer which is often specific for each language” https://www.sketchengine.eu/my_keywords/token/ [consultation nov. 2020]

[7] sans auteur

[8] Il s’agit des traductions des Vies de G. Vasari (65 vies d’artiste ont été intégrées, le travail de transcription est encore en cours), de B. Cellini, La vie de Benvenuto Cellini (Livres I et II), et une recette de P. Artusi. Ces textes représentent 303 262 mots donc environ 10% du corpus.

[9] Pourcentage calculé sur le nombre total de textes hors traductions présent dans le corpus (3 443 357)

[10] Seuls les textes en langue ‘originale’ ont été pris en considération : avec les textes traduits, le problème se pose de l’époque de rédaction du texte original qui ne coïncide pas avec celle de rédaction de la traduction et donc des caractéristiques linguistiques de la langue utilisée qui varie selon les dates. Lors de la consultation des données il est possible de filtrer ces textes soit sur la base de l’année de rédaction de l’original soit sur celle de sa traduction.

[11] L’interface de consultation du corpus est actuellement en italien mais elle sera disponible sous peu dans la langue de chaque corpus.

[12] Nous renvoyons aux articles de Riccardo Billero sur le choix du logiciel NosketchEngine et sur la gestion des données et métadonnées de nos corpus (Billero, Nicolás Martínez 2017 et Billero 2020).

[13] Il s’agit de la bibliographie des textes disponibles en novembre 2020, certains sont encore en train d'être encodés avant publication et ne seront consultables que dans les prochains mois. Un sous-corpus contenant un grand nombre de textes sur Bologne, préparés par Valeria Zotti, seront intégrés pendant l’année 2021.

[14] Pseudonyme de Alfred Driou.